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Communiqué de presse, Addis Abeba:  23 Novembre 2015

11 pays Africains se sont réunis la semaine dernière à Addis Abeba, en Ethiopie, pour mettre en œuvre des stratégies de partage et de conservation de semences en vue de s’adapter au changement climatique, de favoriser la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté.

Aucun pays ne dispose de toutes les ressources génétiques nécessaires pour s'adapter aux défis mondiaux du changement climatique, de la sécurité alimentaire et de la réduction de la pauvreté. Pour cette raison, 11 équipes de pays africains se sont réunis à Addis-Abeba, Ethiopie, la semaine dernière. Le but était de trouver des moyens de travailler ensemble afin d’exécuter deux accords internationaux pour la conservation et l'échange des ressources phytogénétiques, les uns avec les autres et avec le reste du monde, et de partager les bénéfices y afférents.

Les équipes interdisciplinaires du Bénin, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire, de la République Démocratique du Congo, de l’Ethiopie, du Kenya, du Madagascar, du Mali, du Malawi, du Sénégal et de l’Ouganda ont travaillé ensemble afin d’établir leurs feuilles de route nationales pour intégrer l'utilisation durable des ressources phytogénétiques au cœur des plans de développement nationaux.

Ceci est une question importante et d’actualité dans le cadre des préparatifs à la Conférence des Nations Unies sur les changements climatiques entre les Parties qui se tiendra à Paris, France au début du mois de décembre 2015 - Le Panel International sur le Changement Climatique prédit une baisse de la production agricole, avec des rendements des cultures principales qui déclineront jusqu’à 8%. Cela signifie que les variétés alternatives ou les cultures de substitutions qui peuvent se développer dans les conditions climatiques changeantes sont nécessaires et doivent être urgemment mis à la disposition des agriculteurs.

Deux accords internationaux régissent la façon dont les pays échangent les semences au-delà de leurs frontières: le Traité International sur les Ressources Phytogénétiques pour l’Alimentation et l’Agriculture (Traité sur les plantes) et le Protocole de Nagoya. Mais, mettre en œuvre ces accords au niveau des pays n’est pas toujours si simple comme Michael Halewood, Bioversity International, explique:

"Ce que nous avons vu cette semaine est l'importance de réunir des gens de divers domaines d'intervention de responsabilité qui, normalement, ne travaillent pas ensemble. Par exemple, les points focaux du secteur agricole et de celui de l'environnement se sont mis ensemble avec les points focaux des finances et planification, du GEF* et du changement climatique, pour développer des feuilles de route nationales afin d’aborder les questions liées à l’adaptation aux changements climatiques et à l'accès et au partage des avantages associés aux ressources génétiques. Ceci est important. Si les pays veulent tirer le meilleur parti de la diversité biologique dont ils disposent, et qu'ils peuvent obtenir à d'autres endroits, ils devraient s’empresser d’exécuter ensemble ces accords."

Andreas Drews, Initiative de renforcement des capacités en matière d’APA continue:

“Il est vraiment important pour les pays africains de réfléchir à comment permettre l'accès et le partage des avantages (APA) dans des processus de mise en œuvre à l’échelon national et ce de façon cohérente. Depuis le début de l’agriculture, cultivateurs et communautés locales échangeaient leurs semences pour améliorer et diversifier leurs cultures afin de s'adapter à des conditions changeantes. Ces jours-ci, nous sommes tous confrontés à des nouveaux défis environnementaux, tels que l'augmentation des inondations, la chaleur et la sécheresse - et c’est la raison pour laquelle tout le monde a besoin d’une diversité de cultures: pour être en mesure de maintenir la sécurité alimentaire pour tous.“

Dans le cadre des activités de la semaine, les participants ont été invités à la Commission de l’Union Africaine pour discuter sur les opportunités et contraintes de mise en œuvre des deux accords. Parlant de l'importance des lignes directrices de l'Union Africaine qui ont été approuvés par les Chefs d'État à l'Assemblée de l'UA au début de cette année, Mahlet Teshome, Expert en Biosécurité - Droit de l’Environnement, déclare:

“L’Afrique est bénie par l’abondance et la variété des ressources génétiques et la manière dont ces ressources sont utilisées pour faire face aux défis de la région tels que l’adaptation aux changements climatiques, la sécurité alimentaire et la réduction de la pauvreté en est la clé. Les lignes directrices de l’UA couvrent une gamme d’avantages qui peuvent être tirés des ressources génétiques y compris les ressources phytogénétiques et elles proposent des procédures d’accès qui assurent que les avantages sont partagés entre fournisseurs et utilisateurs des ressources génétiques et des connaissances traditionnelles associées. Les lignes directrices et les dispositions pour l'Afrique sont parfaitement en phase avec l'agenda 2063 de l'UA qui aspire à un continent prospère avec les moyens et les ressources pour conduire son propre développement".

*GEF = Le Fonds pour l'Environnement Mondial

Crédit Photo 1: Bioversity International/R. Vernooy, Photo 2/S. Collins


Notes de l’éditeur:

Intégration du Traité sur les Plantes et du Protocol de Nagoya dans le contexte d’objectifs de développement plus larges est un atelier d’une semaine co-organisé par Bioversity International and the L’initiative de Renforcement des Capacités en matière D’APA.

Il se tient sur le campus de l’ILRI, Addis Abeba, du 16 au 20 Novembre

Cliquez ici Pour en savoir plus sur cette question

Bien vouloir adresser un courriel à Samantha Collins pour une version de haute résolution de la photo utilisée dans cet avis aux médias.

Samantha Collins 
Communications Specialist
Bioversity International
Email: s.collins@cgiar.org

Tel: 0039 333 9276488

Bioversity International

Bioversity International est une organisation de recherche pour le développement. Nous croyons en la biodiversité agricole pour nourrir les hommes et préserver la planète.

Nous apportons des preuves scientifiques et des solutions pratiques ainsi que des politiques adaptées afin de sauvegarder et utiliser la biodiversité agricole et forestière pour une sécurité alimentaire et nutritionnelle durable à l’échelle mondiale. Nous travaillons avec des partenaires dans des pays à faibles revenus dans les différentes régions où la biodiversité agricole et forestière peut contribuer à l'amélioration de la nutrition, de la résilience, de la productivité et à l’adaptation au changement climatique.

Bioversity International est membre du Consortium CGIAR, un partenariat mondial de recherche pour un futur sans faim.  www.bioversityinternational.org

THE ABS CAPACITY DEVELOPMENT INITIATIVE

L’INITIATIVE DE RENFORCEMENT DES CAPACITÉS EN MATIÈRE D’APA a pour objet de contribuer à la réduction de la pauvreté, au renforcement de la sécurité alimentaire, au transfert technologique, au développement social y compris droits et équité mais aussi à la conservation de la biodiversité, au travers de la mise en œuvre du Protocole de Nagoya (NP) sur l’accès aux ressources génétiques et du troisième objectif de la Convention sur la diversité biologique (CDB). L’objectif ultime est de créer des environnements propices dans lesquels les ressources génétiques et les connaissances traditionnelles associées sont utilisées de manière durable alors que l’APA offre des débouchés économiques et des possibilités de développement à toutes les parties prenantes.

L’initiative de renforcement des capacités en matière d’APA est mise en œuvre par la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ) et financée par les gouvernements de l’Allemagne, de la Norvège, du Danemark, de la France, l’Union européenne et l’Institut de la Francophonie pour le développement durable. http://www.abs-initiative.info/